Fiche 44 : L’Hirondelle de fenêtre

Auteur : Claire Huyghebaert
Photo d'entête : Hirondelle de fenêtre - Marc Fasol
Article publié en 2013 dans le Bruant Wallon n°19

Nous attirons votre attention sur le fait que les informations contenues dans cet article datent d’il y a 7 ans. La nature a bien sûr évolué durant cette période…

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Hirondelle de fenêtre – Delichon urbicum 

Taille : 12 à 13 cm
Envergure : 26 à 29 cm
Poids : 15 à 21 g
Longévité : jusqu’à 15 ans
Statut Liste rouge 2010 : LC (non menacée)

Description

Légèrement plus petite que l’Hirondelle rustique, elle semble surtout plus trapue, avec des ailes courtes et larges à la base. Le plumage supérieur de l’adulte est bleu-noir avec des reflets métalliques sur lequel un croupion blanc se détache nettement. Le dessous du corps est entièrement blanc pur. La queue est légèrement échancrée et n’est pas prolongée par des filets. Posée, on peut remarquer les pattes emplumées de blanc. Le jeune a le dessus du corps brun avec des reflets bleus et un semblant de bande pectorale
(Attention à la confusion avec l’Hirondelle de rivage si le croupion n’est pas visible !).

Habitat

C’est surtout une citadine, préférant les petites agglomérations ou la périphérie des grandes villes. La présence d’espaces boisés et d’eau dans les villes est un facteur favorable. L’eau est indispensable à la réalisation du nid. Comme elle se nourrit de plancton aérien, le nombre de couples nicheurs est lié au taux de pollution atmosphérique.
Elle construit son nid en colonies plus ou moins importantes, à l’extérieur des bâtiments, sous une surface plane en léger surplomb, comme une corniche, un encadrement de fenêtre (d’où son nom), sous les ponts, etc. Une colonie peut comprendre de quelques nids à plusieurs centaines.

Comportement

Elle chasse en altitude, surtout par beau temps, parfois à une distance de plusieurs kilomètres de sa colonie et souvent au-dessus de l’eau. Son vol est moins direct et moins rapide que celui de l’Hirondelle rustique, avec plus de tournants, de changements de direction et de brefs planés.
C’est la plus tardive à rentrer d’Afrique, à partir de la troisième décade d’avril. Elle rejoint alors la colonie qui l’a vu naître. Le couple s’installe dans un nid existant qu’il restaure ou en bâtit un nouveau. Celui-ci a la forme d’une coupe fermée, collée au support avec seulement une petite ouverture à la taille de l’oiseau dans la partie supérieure. Il est constitué de boulettes de boue que les oiseaux cherchent au sol. Le couple est fidèle pendant la durée d’une reproduction mais rarement d’une année à l’autre. La femelle pond de 3 à 5 oeufs, l’incubation dure en moyenne 15 jours.
Après environ 30 jours, les jeunes quittent le nid et sont alors capables d’aider les parents à élever la nichée suivante. Le couple peut entreprendre de 1 à 2 nichées, rarement 3.
Lors des regroupements annonçant la migration postnuptiale à partir de fin juillet, cette hirondelle se réunit peu en dortoirs et, lorsqu’il y en a, ils sont situés dans les arbres. Sa migration s’étale de fin août à octobre. Elle hiverne en Afrique au sud du Sahara (Afrique de l’Ouest, centrale, de l’Est et Afrique du Sud).

En Brabant wallon

En 30 ans, entre les années 1970 et l’Atlas couvrant la période 2000-2007, on constate une diminution d’environ 45% de l’effectif en Wallonie. Durant la même période, on assiste sans surprise à une diminution également pour le Brabant wallon, régression surtout sensible dans l’Est et le Sud de la province.
Lors de l’Atlas actuel, la province comptait environ 1.630 couples, ce qui représente près de 5% de l’effectif wallon.

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Carte de répartition des nicheurs en Wallonie – Source : Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie 2001-2007