Situation du Grosbec casse-noyaux en Brabant wallon  

Auteur : Jean Dandois
Photo d'entête : Grosbec casse-noyaux - Stephan Peten

Voilà un Fringillidé de notre avifaune qui demeure assez méconnu au point que certains se posent la question de savoir si cette espèce niche chez nous ou pas. Répondons d’emblée que l’espèce est bien présente et nicheuse mais qu’elle est discrète et que sa répartition n’est pas uniforme dans la province.

Commençons par la présentation de l’espèce : fiche descriptive.

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Fiche 93 : Le Grosbec casse-noyaux

Auteur : Jean Dandois 
Photo d'entête : Grosbec casse-noyaux - Vincent Rasson

Grosbec casse-noyaux – Coccothraustes coccothraustes

Taille : 16,5 – 18 cm
Poids : 48 – 62 g
Longévité : 10 ans

Description

Grand fringille doté d’un fort bec conique, d’une grosse tête avec un cou massif et d’une courte queue qui lui donnent une silhouette typique. Le menton et les lores sont noirs, et la nuque est grisâtre. Sexes semblables mais la femelle est plus terne (notamment la calotte), et a des liserés gris pâle sur les secondaires (noir bleuté chez le mâle). Les juvéniles sont plus pâles avec un bec jaunâtre et le ventre tacheté. De larges taches alaires blanches et l’extrémité de la queue blanche sont bien visibles en vol. Vol rapide et direct légèrement onduleux.

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Grosbec casse-noyaux femelle – Vincent Rasson

Habitat

L’espèce est inféodée aux milieux forestiers ainsi qu’aux parcs et jardins boisés avec prédominance de feuillus. En région wallonne, l’espèce est plus abondante au sud du sillon sambro-mosan.

Chant

Le chant est très discret et peu audible dans le concert printanier. Le Grosbec émet aussi un cri sonore et dur, un « tsik » court, qui est bien audible et caractéristique ce qui aide à sa localisation.

Comportement

L’espèce est migratrice partielle, mais nos oiseaux sont plutôt sédentaires.

Pendant la saison de nidification (fin mars à fin juillet), l’oiseau est particulièrement farouche et craintif, période pendant laquelle il se cantonne dans le haut des arbres et est difficile à apercevoir.

En hiver, l’oiseau fréquente les mangeoires à la recherche de graines de tournesol notamment, mais sans jamais se mêler aux autres espèces.

Avec son énorme bec, il est capable de casser, par exemple, des noyaux de cerises par la seule puissance des mandibules qui développent une pression de plus de 50 kg/cm².

L’oiseau exploite toutes les strates de végétation, du sol à la canopée, suivant la saison et la ressource disponible. Sa présence et son abondance sont déterminées par l’abondance des graines dont il se nourrit, d’où une variabilité interannuelle qui peut être importante.

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Grosbec casse-noyaux – René van Rossum

En Brabant wallon

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« Les Décanteurs de la Sucrerie de Genappe », quelle évolution ? 

Auteur et photos : Jean-Marie Henkes / Environnement Dyle
Photo d’entête : La réserve avec la sucrerie en arrière-plan

La sucrerie de Genappe a fermé ses portes en 2004. La Région wallonne a alors acquis le site.

En 2012, la Province du Brabant wallon a octroyé un important subside pour maintenir et développer la biodiversité. Un ambitieux chantier a été planifié en 3 phases.

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Qui veut la peau de Spèche ?

Auteur : Jérémie Van Brussel
Photo d’entête : Le site de Spèche en 2020 – Dominique Damas

L’automne dernier, les chroniques « A vos jumelles » mentionnaient régulièrement le site de « Spèche » comme étant l’un des sites les plus riches de la province pour l’observation des migrateurs. Les limicoles s’y succédaient à un rythme effréné et quelques invités surprises attiraient le chaland. La Marouette ponctuée y a par exemple prolongé son séjour pendant plusieurs semaines, attirant bien des observateurs.

Marouette ponctuée - Pol Bughin - Spèche - septembre 2021
Marouette ponctuée – Pol Bughin – Spèche – septembre 2021

Depuis le début des migrations de printemps cette année, s’y sont reposés le Hibou des Marais, des Sarcelles d’été ou encore des Combattants variés, …

Hibou des marais - Jérémie Van Brussel - Spèche
Hibou des marais – Jérémie Van Brussel – Spèche

Mais que sait-on de ce site si particulier, semblant agir comme un aimant sur les oiseaux en passage migratoire et situé dans une commune parmi les plus anthropisées de Wallonie ?

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Les rapaces diurnes

Auteur : Claire Huyghebaert
Photo d'entête : Busard des roseaux - Thierry Maniquet

Introduction

Trois familles de rapaces diurnes sont présentes chez nous. La famille des Accipitridés comprend le plus grand nombre d’espèces. Les 2 autres familles sont les Pandionidés avec une seule espèce, migratrice, le Balbuzard pêcheur, et les Falconidés avec 4 espèces régulières et une migratrice rare.

Comment les identifier ?

Identifier les rapaces diurnes n’est pas évident car on les voit généralement en plein ciel et d’assez loin, voire même de fort loin. Etant donné ces conditions d’observation, il n’est pas recommandé de se fier à la taille ou aux couleurs.

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Le genre « accipiter »

Auteur : Claire Huyghebaert
Photo d'entête : Epervier d'Europe - Didier Kint

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Ce genre est représenté chez nous par 2 espèces présentes toute l’année, l’Epervier d’Europe et l’Autour des palombes.

Ils ont en commun des ailes larges, arrondies et assez courtes, une longue queue, un vol intégrant des planés et une technique de chasse à l’affût ou en poursuite rapide. Ils sont forestiers et se nourrissent surtout d’oiseaux attrapés en vol.

Les femelles sont plus grandes que les mâles et l’autour est plus grand et massif que l’épervier.

Fiches :

Sources

L’intelligence des oiseaux (8)

Auteur : Bernard Danhaive
Photo d'entête : Bernard Danhaive

Pas si bêtes les poulets !

Et pour clôturer cette série d’articles consacrés à l’intelligence des oiseaux, intéressons-nous à un oiseau très proche et pourtant mal connu… la poule !

Il ne vous a pas échappé que les corvidés et les psittaciformes (perroquets, …) ont été maintes fois pris comme exemples d’oiseaux particulièrement intelligents, ce qui n’est pas nécessairement le cas de la plupart de leurs autres congénères.

Et pourtant, savez-vous que les poules ne sont pas si bêtes qu’elles en ont l’air ?

Dans notre société occidentale, nous avons tendance à considérer les poulets comme stupides et lâches[1].

Cependant, ce préjugé est récent et local. Autrefois et dans d’autres civilisations, les poules et coqs étaient admirés pour leur faculté de monter la garde, de se protéger mutuellement, d’élever les petits et de communiquer entre eux.

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Les grèbes

Auteur : Philippe Selke
Photo d'entête : Grèbes huppés - Sacha d'Hoop

Introduction

Du plus grand (le Grèbe huppé) au plus petit (le Grèbe castagneux), les grèbes fréquentant nos régions partagent quelques caractéristiques marquantes : oiseaux plongeurs, à la queue extrêmement courte et aux pattes implantées à l’arrière du corps (d’où le nom de famille de Podicipédidés), ils passent toute leur vie sur l’eau, se nourrissant de poissons et d’insectes aquatiques. Les grèbes construisent un nid flottant, ce qui les rend sensibles aux fluctuations du niveau d’eau. Nidifuges et présentant un plumage zébré, les poussins se réfugient volontiers sur le dos des adultes.

Très territoriaux au printemps (exécutant des parades nuptiales élaborées), ils se montrent grégaires en hiver (sauf le Grèbe jougris) et se mêlent souvent à d’autres espèces, les foulques notamment.

En Brabant wallon comme en Belgique, les trois grèbes nicheurs sont en augmentation : augmentation limitée à un seul site pour le Grèbe à cou noir, forte augmentation des effectifs répartis sur de nombreux sites pour le Grèbe castagneux et augmentation sur les sites localisés favorables pour l’espèce pour le Grèbe huppé.

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