Promenons-nous… en Hesbaye brabançonne

Auteur : Hervé Paques
Photo d'entête : Bruant proyer - Opprebais - Hervé Paques
Article original publié en septembre 2012 dans le Bruant Wallon n°16

Présentation du site

Ceinturée entre les villages de Sart-Risbart, Opprebais, Malèves-Sainte-Marie et Chaumont-Gistoux, la plaine dite ‘d’Opprebais’ fait partie du vaste ensemble hesbignon. Elle est l’une des plus riches en avifaune de la Hesbaye brabançonne. On y cultive maïs, colza, betterave, céréales, etc… Comme dans toute cette région, la terre y est d’une grande fertilité grâce à son épaisse couche de limon, jusque 20 mètres, de très grande qualité. Elle est l’une des meilleures terres d’Europe. Excusez du peu !

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Les éclairages public et privé, enjeux pour la biodiversité

Auteur : Didier Samyn
Photo d'entête : Fouine et hérisson - B Schröder

Ce n’est plus un secret pour personne, le réchauffement climatique impacte nos sociétés et nous contraint à revoir nos usages et conceptions souvent hérités du passé. Mais nous préoccupons-nous suffisamment de la grave crise de biodiversité qui nous impacte tout autant ? Certes les lois, normes et règlements ont un impact jusque dans nos maisons et nous font changer nos comportements en vue de rejeter moins de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais qu’en est-il en matière de protection de la biodiversité, des paysages et de notre bien-être ? Comment assumer un coût environnemental, alors que l’espace de la Nature, vécu comme un ailleurs, est en fait extrêmement restreint ?

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A vos jumelles : le 27 septembre 2021

Auteur : Thierry Maniquet 
Photo d'entête : Bergeronnette printanière - Luc Claes - Spèche

Si les premiers jours de la semaine écoulée ont été relativement calmes, le week-end s’est révélé davantage animé.

Certaines espèces terminent tout doucement leur passage, tandis que d’autres amorcent le leur, et ce parfois de manière spectaculaire.

Au rang des premières, on rangera notamment la Bergeronnette printanière. Sur le site de suivi migratoire de Corroy-le-Grand, on est ainsi passé de 9 à 5 oiseaux notés en une matinée, à une semaine d’intervalle.

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A vos jumelles : le 23 août 2021

Auteur : Thierry Maniquet
Photo d'entête : Cigognes blanches - Pierre-Yves Bodart - août 2021

Suite à l’avant-garde signalée la semaine dernière, les Cigognes blanches se sont manifestées en nombre cette semaine.

En effet, jusqu’à 84 oiseaux sont restés en halte pendant près de 5 jours entre Folx-les-Caves et Ramillies, profitant des travaux dans les champs (photo : Pierre-Yves Bodart) pour capturer de petits animaux blessés ou cherchant à s’enfuir (insectes, campagnols, …). Il faut dire que les conditions météo capricieuses n’étaient pas de nature à les remettre en route.

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A vos jumelles

Auteur : Thierry Maniquet 
Photo d'entête : Coucou gris - Didier Kint

A l’approche du printemps, chaque ornithologue ressent la même excitation : quand vais-je entendre mon premier Pouillot véloce ? Où verrai-je ma première Hirondelle rustique ? Le Coucou gris sera-t-il revenu pour Pâques ? Cette année sera-t-elle marquée par l’observation de migrateurs exceptionnels ?

Outre l’aspect ludique, le fait de noter et d’enregistrer dans la base de données observations.be la date de la première observation de telle ou telle espèce permet également, au fur et à mesure des années, de constater des changements dans les comportements des oiseaux : certaines espèces reviennent-elles plus tôt, par exemple en raison du changement climatique ?

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Parce qu’on n’apprend pas tout dans les livres

Auteur : Claire Fery
Photo d'entête : Martin-pêcheur d'Europe - Philippe Selke

Telle est la formule de Natagora pour promouvoir ses formations nature.

Mais de quelles formations parlons-nous ?

Tout d’abord de la formation en ornithologie, la plus ancienne des formations et la plus aboutie : 18 années passées à peaufiner le cursus et améliorer les cours. Et ce ne sont pas des paroles en l’air … j’ai pu le vivre en direct !
Ensuite sont venues s’ajouter au fil des années les formations suivantes (non reprises dans l’ordre chronologique) : botanique, chiroptérologie, entomologie, éthologie, herpétologie et photo nature. Vous trouverez toutes les informations nécessaires via le lien suivant : https://www.natagora.be/nos-formations

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Un hybride de rougequeue

Auteur : Bernard Brochier 
Photo d’entête : Hybride Rougequeue noir et Rougequeue à front blanc - Bernard Brochier

Première identification d’un hybride de Rougequeue noir et Rougequeue à front blanc en Brabant wallon

En date du 3 mai, j’ai contacté un mâle chanteur de rougequeue posé sur le faîte d’une toiture d’un hangar situé rue Montaury dans la commune d’Ottignies. Comportement, biotope et surtout chant indiquaient qu’il s’agissait sans équivoque d’un Rougequeue noir Phoenicurus ochruros gibraltariensis. J’ai pris quelques photos d’assez loin et me suis alors aperçu que cet oiseau présentait un plumage atypique en raison d’un ventre clair de couleur rouille.

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Une bécassine, oui, mais une double !

Auteur : Benoît Willocx 
Photo d'entête : Bécassine double, notez les taches dans les ailes et les rectrices externes blanches - Daniel Petterson

Le 11 avril dernier, en faisant mon jogging à Beauvechain, le long d’un chemin en mauvais état, bordé de vieux gravats et d’herbes folles, juste avant que le chemin ne pénètre dans un bois, je suis surpris par un claquement d’aile qui rappelle la bécasse à l’envol, accompagné d’un genre de cri de héron « mouillé » répété deux fois. Un oiseau de couleur brune, avec des barres blanches dans les ailes et sur la queue, s’envole à deux mètres de moi, décrit un arc de cercle et s’éloigne d’un vol direct pour rapidement disparaître dans le vallon voisin.

Sa silhouette me fait tout de suite penser à une bécassine, une grosse bécassine. Et comme j’ai eu la chance de voir une Bécassine double (Gallinago media) lors d’un voyage à Lesbos, je me souviens que les rectrices blanches sont un bon signe distinctif pour les individus adultes. Je termine mon jogging à toutes vapeurs, l’adrénaline me fait battre mon record de vitesse pour cette distance, et, le cœur battant, je me plonge dans la littérature et les bandes sonores. Ce cri de héron me parait bizarre, la Bécassine double observée à Lesbos dans des circonstances similaires ne faisait pas de bruit à l’envol.

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Enquête Grand-duc d’Europe en Brabant wallon

Auteurs : Jean Dandois et Thierry Maniquet 
Photo d'entête : Grand-duc d’Europe - Bruno Marchal

Cadre

Le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) est réapparu en Wallonie en 1992 suite à la réintroduction lancée en Allemagne.

Il a progressivement recolonisé le territoire.

L’Atlas 2001-2007 des oiseaux nicheurs de Wallonie nous donne la dernière situation d’ensemble pour la Wallonie comme le montre la carte ci-jointe.

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Les castors en Brabant wallon, en quelques chiffres

Auteur : Frédéric Raes
Photo d'entête : Castor d'Europe - Jérémie Guyon

Des nouvelles du Groupe de Travail Castors de Natagora

Le premier inventaire du Castor d’Europe (Castor fiber) en Brabant wallon datant de l’hiver 2015-2016, nous avons souhaité mettre à jour nos connaissances sur sa présence chez nous, et avons réalisé cet hiver 2018-2019 un nouvel inventaire détaillé. Nous vous présentons ici en quelques points les conclusions de cet exercice.

  • Il y a une bonne quarantaine de sites (= territoires) de castors qui ont été repérés en Brabant wallon, soit à peine plus qu’il y a 3 ans, et ce malgré le fait qu’il existe encore un nombre non négligeable de sites favorables non encore occupés.
  • Environ 60% de ces sites comprennent un ou, plus généralement, plusieurs barrages, contre 40% lors de l’inventaire précédent. Ceci pourrait s’expliquer par un plus grand nombre de sites occupés par des familles, et donc un moindre nombre de célibataires. Il faut noter que tous les sites ne se prêtent pas à la construction de barrages. Par exemple, la Dyle en aval de Limal présente des berges et une profondeur d’eau qui suffisent au castor, lui épargnant presque partout le travail de construction de huttes et barrages.
  • Sur base de cette hypothèse, et en estimant le nombre moyen d’individus par cellule familiale à 4 ou 5, on peut penser que le nombre d’individus doit désormais approcher les 200.

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