L’hiver se poursuit dans le calme, sans grande vague de froid et par conséquent sans grands mouvements chez nos oiseaux.
Les bons « spots » de notre région restent toujours un peu les mêmes pour l’instant, la plaine de Jandrain-Jandrenouille et « sa » Buse pattue tout d’abord. Ce site permet toujours d’observer des groupes importants de passereaux – voir aussi ci-après – dont notamment des centaines, voire un millier (estimation du 11/01) de Linottes mélodieuses. Notons que cette espèce est bien présente à Saint-Jean-Geest également avec environ 400 ex. le 21/01. Et ce 29/01, c’est même une famille de 3 Grues cendrées qui ont fait une halte à Jandrain-Jandrenouille !
Auteur : Jean Dandois et Thierry Maniquet
Photo d'entête : Grand-duc d'Europe - Nicolas Rasson
1. La situation de l’espèce jusqu’en 2019
Le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) est réapparu en Wallonie en 1992 suite à la réintroduction lancée en Allemagne et à la protection accrue dont ont bénéficié les rapaces. Il a progressivement recolonisé le territoire.
L’Atlas 2001-2007 des oiseaux nicheurs de Wallonie nous donne la dernière situation d’ensemble pour la Wallonie comme le montre la carte ci-jointe.
Carte de répartition du Grand-duc d’Europe
Dans notre province, l’espèce a niché en 2 endroits durant cette période. La première nidification a eu lieu en 2003 à Chaumont-Gistoux (comm. pers. E. Chiliade).
La situation a évolué à la hausse depuis lors. Le Centre Belge de Baguage de l’IRSNB, qui suit la reproduction de l’espèce depuis 1989 et assure le baguage des nichées de grands-ducs en Belgique, nous a confirmé la nidification documentée du grand-duc sur 8 sites wallo-brabançons jusqu’en 2019 (comm. pers. D. Vangeluwe). Outre ceux-ci, l’espèce aurait niché sur 3 autres sites mais sans confirmation définitive à ce jour. Enfin, l’espèce a niché en forêt au sol à Genappe(1) en 2019 (3 jeunes), ce qui constitue une première pour la province. Nous arrivons ainsi à une fourchette de 9 à 12 sites qui ont été occupés entre 2003 et 2019 pour la province. Occupation régulière pour les sites favorables et unique pour d’autres.
Mentionnons encore que, côté flamand, un seul couple nicheur était connu dans la vallée de la Dyle durant cette période.
Si ces dernières semaines ornithologiques ont été relativement calmes en Brabant wallon, on a eu droit ce 19/12 à une jolie surprise avec l’observation d’un Butor étoilé dans notre nouvelle réserve du Marais Chapelle à Lasne. Bon an, mal an, 1 à 3 exemplaires sont vus annuellement dans notre province, entre novembre et mars. A noter toutefois qu’en 2020, aucune observation n’avait été faite.
C’est au mois de janvier que l’on a le plus de chances de surprendre cette superbe espèce très discrète.
Auteur : Hervé Paques
Photo d'entête : Bruant proyer - Opprebais - Hervé Paques
Article original publié en septembre 2012 dans le Bruant Wallon n°16
Présentation du site
Ceinturée entre les villages de Sart-Risbart, Opprebais, Malèves-Sainte-Marie et Chaumont-Gistoux, la plaine dite ‘d’Opprebais’ fait partie du vaste ensemble hesbignon. Elle est l’une des plus riches en avifaune de la Hesbaye brabançonne. On y cultive maïs, colza, betterave, céréales, etc… Comme dans toute cette région, la terre y est d’une grande fertilité grâce à son épaisse couche de limon, jusque 20 mètres, de très grande qualité. Elle est l’une des meilleures terres d’Europe. Excusez du peu !
Petit à petit, la nature se met en mode hivernal. Les grands mouvements migratoires se sont estompés.
Certes, on espérait, au début du mois, le passage de l’un ou l’autre groupe de Grues cendrées.
Bien qu’en automne, cela soit surtout dans l’est du pays qu’il faille se rendre pour profiter de ce spectacle, quelques oiseaux peuvent en effet passer plus à l’ouest et survoler notre région. Un groupe de 38 ex. a ainsi été vu à Hamme-Mille le 31/10 et 4 ex. ont été observés à Braine-l’Alleud le 01/11. Un juvénile semblant égaré (les Grues cendrées migrent en famille) a encore été vu à Tourinnes-Saint-Lambert le 09/11.
Auteur : Didier Samyn
Photo d'entête : Fouine et hérisson - B Schröder
Ce n’est plus un secret pour personne, le réchauffement climatique impacte nos sociétés et nous contraint à revoir nos usages et conceptions souvent hérités du passé. Mais nous préoccupons-nous suffisamment de la grave crise de biodiversité qui nous impacte tout autant ? Certes les lois, normes et règlements ont un impact jusque dans nos maisons et nous font changer nos comportements en vue de rejeter moins de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, mais qu’en est-il en matière de protection de la biodiversité, des paysages et de notre bien-être ? Comment assumer un coût environnemental, alors que l’espace de la Nature, vécu comme un ailleurs, est en fait extrêmement restreint ?
Auteur : Thierry Maniquet
Photo d'entête : Jeune Merle à plastron - Philippe Jacob - Lillois-Witterzée - 01/11/2021
Le mois d’octobre a des aspects magiques pour qui aime observer les oiseaux dans notre région. C’est en effet l’époque de la migration d’une espèce, en apparence banale, mais qui certains jours offre un superbe spectacle.
Je parle bien sûr du Pigeon ramier.
Si, de surcroît, d’importants mouvements ont lieu le week-end, au moment où davantage d’ornithologues sont sur le terrain, cela donne des statistiques auxquelles on ne s’attend pas nécessairement.
Auteur : Thierry Maniquet
Photo d'entête : Héron garde-boeufs - Bruno Nef - Néthen (Marbaise) - octobre 2021
Avec le début du mois d’octobre, une nouvelle vague de migration atteint nos régions.
Les migrateurs du mois de septembre se font de plus en plus rares. Si quelques Hirondelles rustiques continuent à passer (encore 4 ex. le 16/10 aux décanteurs de Genappe et 1 ex. le 17/10 lors du suivi migratoire à Corroy-le-Grand), les Hirondelles de fenêtre n’ont plus été observées depuis le 06/10 (3 ex. à Ophain-Bois-Seigneur-Isaac) . En 2020, la dernière observation de cette espèce avait été enregistrée le 08/10 dans notre province.
Chez le Pipit des arbres, le passage semble également terminé (dernière observation le 09/10 à Ottignies – en 2020, la dernière date était le 11/10).
Auteur : Thierry Maniquet
Photo d'entête : Geai des chênes - Luc Claes - Etang de Pécrot - octobre 2021
La semaine dernière, les Geais des chênes ont poursuivi sur leur lancée de la semaine précédente, puisque plus de 500 oiseaux ont encore été vus en migration active. Cette invasion permet d’admirer plus facilement le plumage de cet oiseau souvent si discret.