A vos jumelles : le 24 avril 2021

Auteur : Thierry Maniquet 
Photo d'entête : Bergeronnette printanière (hybride flava / flavissima ?) - Thierry Vandenberghe 

Vous l’aurez sans doute remarqué  : le retour des passereaux se déroule avec un certain retard. Certes, l’avant-garde de chaque espèce attendue en avril est globalement présente, mais le gros des troupes se fait attendre. La faute sans doute à ce vent du nord persistant et à ces températures bien fraîches pour la saison.

Il faudra sans doute encore attendre une semaine avant que le vent ne bascule dans un flux de sud/sud-ouest. A ce moment, nous pourrions assister à une augmentation du trafic aérien, les retardataires étant rejoints par les migrateurs du mois de mai.

En attendant, nous avons tout de même de bien belles observations à mettre en exergue. Lire la suite A vos jumelles : le 24 avril 2021

A vos jumelles : le 17 avril 2021

Auteur des texte et photo : Thierry Maniquet 


Si le mois d’avril 2020 a été anormalement chaud (14 jours au-delà de 20 degrés) et ensoleillé, on ne pourra guère en dire autant de ce mois d’avril 2021. Les températures restent en-dessous des normales saisonnières et le vent persiste à souffler en venant du nord. Tout cela ne facilite pas la rentrée de nos oiseaux migrateurs dont le volume reste encore assez faible.

En ce qui concerne les espèces dont le retour était évoqué dans mon billet de la semaine dernière, que s’est-il passé cette semaine?

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A vos jumelles : le 10 avril 2021

Auteur : Thierry Maniquet 

Photo d'entête : Sterne pierregarin - Fabrice Van Hove

Comme annoncé, la météo n’a pas gâté nos oiseaux cette semaine. Les insectivores déjà rentrés se sont réfugiés au niveau des plans d’eau, en quête de quelques insectes. Ainsi par exemple, environ 80 Hirondelles rustiques et 10 Hirondelles de fenêtre ont été observées le 9 au-dessus du Lac de Louvain-la-Neuve, tandis qu’un groupe de 30 Hirondelles de rivage y avait été observé le 6.

Ces conditions n’ont pas favorisé l’arrivée de nombreux passereaux.

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Les rapaces diurnes

Auteur : Claire Huyghebaert
Photo d'entête : Busard des roseaux - Thierry Maniquet

Introduction

Trois familles de rapaces diurnes sont présentes chez nous. La famille des Accipitridés comprend le plus grand nombre d’espèces. Les 2 autres familles sont les Pandionidés avec une seule espèce, migratrice, le Balbuzard pêcheur, et les Falconidés avec 4 espèces régulières et une migratrice rare.

Comment les identifier ?

Identifier les rapaces diurnes n’est pas évident car on les voit généralement en plein ciel et d’assez loin, voire même de fort loin. Etant donné ces conditions d’observation, il n’est pas recommandé de se fier à la taille ou aux couleurs.

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Le genre « accipiter »

Auteur : Claire Huyghebaert
Photo d'entête : Epervier d'Europe - Didier Kint

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Ce genre est représenté chez nous par 2 espèces présentes toute l’année, l’Epervier d’Europe et l’Autour des palombes.

Ils ont en commun des ailes larges, arrondies et assez courtes, une longue queue, un vol intégrant des planés et une technique de chasse à l’affût ou en poursuite rapide. Ils sont forestiers et se nourrissent surtout d’oiseaux attrapés en vol.

Les femelles sont plus grandes que les mâles et l’autour est plus grand et massif que l’épervier.

Fiches :

Sources

Chroniques de l’automne 2020

Auteur : Equipe chroniques 
Photo d'entête : Grive mauvis - Thierry Maniquet

Que nous a réservé l’automne 2020 au niveau ornithologique en Brabant wallon ?

Quelques visiteurs rares chez nous comme un vol de 6 Macreuses noires, un Martinet à ventre blanc, 3 Pipits à gorge rousse, un Bruant des neiges et 2 Bruants ortolans.

S’agissant du passage migratoire postnuptial, épinglons le nombre important de Grives mauvis et, dans une moindre mesure, de Grives litornes.

Grive litorne - Thierry Maniquet - Vieusart (1)
Grive litorne – Vieusart – Thierry Maniquet

En fin de période, arrivée d’un certain nombre d’hivernants.

Remarquons que le nombre d’espèces contactées, 114 espèces cet automne, est nettement plus bas que les automnes précédents, avec 165 espèces pour 2019, 170 pour 2018 et 160 pour 2017. Un effet des mesures anti-Covid ?

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L’intelligence des oiseaux (8)

Auteur : Bernard Danhaive
Photo d'entête : Bernard Danhaive

Pas si bêtes les poulets !

Et pour clôturer cette série d’articles consacrés à l’intelligence des oiseaux, intéressons-nous à un oiseau très proche et pourtant mal connu… la poule !

Il ne vous a pas échappé que les corvidés et les psittaciformes (perroquets, …) ont été maintes fois pris comme exemples d’oiseaux particulièrement intelligents, ce qui n’est pas nécessairement le cas de la plupart de leurs autres congénères.

Et pourtant, savez-vous que les poules ne sont pas si bêtes qu’elles en ont l’air ?

Dans notre société occidentale, nous avons tendance à considérer les poulets comme stupides et lâches[1].

Cependant, ce préjugé est récent et local. Autrefois et dans d’autres civilisations, les poules et coqs étaient admirés pour leur faculté de monter la garde, de se protéger mutuellement, d’élever les petits et de communiquer entre eux.

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Les grèbes

Auteur : Philippe Selke
Photo d'entête : Grèbes huppés - Sacha d'Hoop

Introduction

Du plus grand (le Grèbe huppé) au plus petit (le Grèbe castagneux), les grèbes fréquentant nos régions partagent quelques caractéristiques marquantes : oiseaux plongeurs, à la queue extrêmement courte et aux pattes implantées à l’arrière du corps (d’où le nom de famille de Podicipédidés), ils passent toute leur vie sur l’eau, se nourrissant de poissons et d’insectes aquatiques. Les grèbes construisent un nid flottant, ce qui les rend sensibles aux fluctuations du niveau d’eau. Nidifuges et présentant un plumage zébré, les poussins se réfugient volontiers sur le dos des adultes.

Très territoriaux au printemps (exécutant des parades nuptiales élaborées), ils se montrent grégaires en hiver (sauf le Grèbe jougris) et se mêlent souvent à d’autres espèces, les foulques notamment.

En Brabant wallon comme en Belgique, les trois grèbes nicheurs sont en augmentation : augmentation limitée à un seul site pour le Grèbe à cou noir, forte augmentation des effectifs répartis sur de nombreux sites pour le Grèbe castagneux et augmentation sur les sites localisés favorables pour l’espèce pour le Grèbe huppé.

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